Source: La DH > publié le mardi 10 décembre 2019 à 11h32 – mis à jour le mardi 10 décembre 2019 à 11h33 > Vincent Schmidt

Le sac à 10 cents va aussi disparaître et permettre d’économiser 700 tonnes de plastique.

La lutte contre l’usage du plastique est l’un des enjeux majeurs de la grande distribution. Elle est même inscrite au rang des priorités chez Carrefour, au travers de sa stratégie Act For Food. Trois des vingt engagements de Carrefour sont ainsi axés sur les emballages des marques propres du distributeur : lutter activement contre le plastique, réduire les emballages de ses propres produits et aller vers 100 % d’emballages recyclables pour les produits Carrefour en 2025.

Pour concrétiser ces actes, Carrefour a donc décidé de se passer du sac à 10 cents que l’on peut se procurer aux caisses. Cela permettra une économie de quelque 700 tonnes de plastique. Mais la grande innovation réside assurément dans l’introduction d’une alternative fabriquée à partir de déchets de la mer.

Ces ocean bags se déclinent en trois modèles. Le cabas fait à partir de plastique 100 % recyclé collecté dans les océans, en collaboration avec l’organisme Seaqual, qui œuvre à la propreté des océans et fonds marins. Dix kilos de plastique permettent de fabriquer 100 sacs. Le sac K-Way, réalisé à partir de bouteilles PET recyclées : quatre bouteilles permettent de fabriquer un sac, qui sera disponible dès l’an prochain. Enfin, le sac Trolley, fabriqué à partir de matériaux recyclés.

« Ces nouveaux sacs sont innovants à trois niveaux », souligne Carrefour. « Leur mode de fabrication, les matières premières et les collaborations. Ils sont, de plus, adaptés aux besoins des clients, tant pour un usage lors des courses que pour d’autres occasions du quotidien. » PUBLICITÉ

Ces sacs viennent donc compléter les alternatives en coton bio et toile de jute précédemment introduites en magasin.

One Reply to “Carrefour abandonne le sac à 0,10 cents, place au sac constitué de déchets marins”

  1. Le sac Océan….Il vient de la mer !

    Titre accrocheur, s’il en est. Mais détrompez-vous, il ne s’agit pas d’un sac réalisé à base d’algues, comme il en existe déjà (très odorants d’ailleurs). Il s’agit d’autre chose….
    La question se pose quotidiennement. Que faire des détritus plastiques errant dans nos océans ?
    Des centaines d’ingénieurs s’attèlent à résoudre ce problème.
    Le recyclage semble être une piste prometteuse, et chacun y va de son idée.
    Tantôt on extrait les détritus pour en faire des routes, des bancs publics, des gainages.
    Vu les quantités de détritus, fort à parier qu’on pourrait faire des autoroutes dans toute l’Afrique et assoir tous les promeneurs dans tous les parcs du monde. Mais au moins, cela ne retournera pas dans les profondeurs ou en surface de notre monde bleu.

    Récemment, certains se sont dit qu’ils pourraient récolter les déchets plastiques, pour en refaire des sacs.
    Etonnant non ? A l’heure où tout le monde semble tirer à boulet rouge sur le plastique, on lui redonne une valeur dès lors qu’il sort de l’eau.
    Une sorte de virginité marine, qui lui pardonne sa nature et surtout son usage.
    Car le sac « made in OCEAN » est, et reste du plastique, qui une fois réintroduit sur le marché, retrouvera le chemin de la mer, avec autant d’aisance, voir plus que la première fois.
    En effet, si on déculpabilise les usagers, en leur donnant des sacs recyclés provenant de nos océans, la conscientisation se relâchera.

    La tendance dans l’emballage, est de proposer des solutions, dites « Océan bleu ».
    A savoir un cercle vertueux, où le produit impacte au minimum l’environnement dans son ensemble.
    L’idée était donc tentante, de proposer une solution rassurante pour les usagers.

    Mais en quoi ce cercle devient-il vertueux dans ce cas ? N’est-ce pas au contraire un cercle vicieux ?
    N’est-ce pas le chien qui courre derrière le bout de sa queue ?

    Si on peut admettre que l’idée part d’un bon sentiment, ne doit-on pas se poser la question du bienfondé de la démarche ?

    L’exploitation marketing de l’océan à des fins mercantiles, ne doit-elle pas être réglementée ?
    Car enfin, quelle est le vrai souci en réalité ?
    Est-ce la manière de recycler les déchets marins, où ne devrait ce pas être plutôt une réflexion globale pour éviter que ces déchets n’y arrivent ?
    Le recyclage ne devrait-il pas se systématiser AVANT que l’emballage devienne un poison océanique ? Cela couterait autrement moins cher de collecter les déchets sur terre, que d’envoyer des navires à perpète les deux fosses pour les ramener, les laver des poissons morts (bonjour l’odeur).
    La démarche du sac « océan » vient sans doute d’une tentative du milieu de la plasturgie, de se donner du temps, pour ne pas dire, du bois de rallonge, afin de pouvoir se réinventer.
    FBI… (Fausse bonne idée)
    Le plastique reste une solution technologique de premier ordre, qui a fait ses preuves hygiéniquement et a démontré tous ses avantages pour la conservation de nos denrées alimentaires. Réduisant au passage le gaspillage des denrées prématurément périmées, lorsqu’elles sont mal conservées.
    Le promouvoir en le repêchant, là où il ne devrait pas être, n’est pas une façon de le crédibiliser.
    C’est au contraire la meilleure façon de définitivement le discréditer.
    Le sac océan est un leurre marketing, probablement né d’une réelle bonne intention.
    Ne soyez pas le poisson qui va mordre à l’hameçon, voulant avaler la couleuvre trop grande pour sa bouche.
    N’oubliez jamais, que l’enfer est pavé de plein de bonnes intentions, et qu’à forçe de se perdre dans des solutions qui n’en sont pas, on risque fort de se retrouver « hors-piste », sur le chemin du salut….

    S’il faut aller à la pêche des bonnes idées, qu’au moins on y aille avec les bons outils, les bonnes techniques et surtout…en sachant surfer sur la bonne vague !

    MD

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